vendredi 31 octobre 2008

Zoma tsinam-bolan-dohataona anio...

Tous ceux qui ont lu le livre "L'Aventure IREDEC à Madagascar"(Laure Mouroux, Coédition L'Harmattan- Tsipika) se posent d'abord, tous, la question de savoir ce qu'est devenu l'IREDEC aujourd'hui.
De l'équipe du "projet IREDEC" , il reste trois personnes: Dadafara, Ra-Clà et Philippe, dit "Bedaoro". Dadafara a été le premier permanent de l'IREDEC, et il est toujours là. C'est tout dire.
Je voudrais aujourd'hui rendre hommage aux trois et décrire très rapidement quelques réalités d'aujourd'hui pour nous interpeler et nous aider à "continuer" ensemble. En "faisant le chemin", comme d'habitude, n'est-ce-pas ?
Le trio met en œuvre le projet SEECALINE dans quelques communes du Vakinankaratra. Leur travail est reconnu comme étant de grande qualité. A ma connaissance, l'IREDEC est la seule ONG, parmi toutes celles qui mettent en œuvre SEECALINE, dont le nombre de sites à animer a été porté à 33, alors que normalement, le nombre maximum pour une ONG est de 20. Et que certaines ONG ont été remerciées.
A la date d'aujourd'hui , -31 octobre 2008- , pour faire le travail, l'équipe a seulement reçu le financement correspondant à la période juillet-août 2008. Et nous savons tous que les financements SEECALINE ne sont pas de gros montants.
Malgré leurs problèmes familiaux et personnels (Il faut remplir et faire bouillir les marmites, payer les études des enfants etc), en ces temps ô combien difficiles, nos trois compères, gérant eux-mêmes les financements, ne se font quasiment pas rémunérer pour que les activités d'animation et d'appui-conseil ne s'arrêtent pas.
Et voilà l'esprit IREDEC. Toujours bien vivant, dans toute sa plénitude. Mais cela ne fait pas vivre... Et alors, qu'est ce qu'on fait? Comment allons nous continuer? Pourquoi cela se passe-t-il ainsi? Que faudrait-il changer? Et comment le faire?